Les bonnes adresses de Jean-Pierre Coffe

Dans le cadre de l'émission "Ca se bouffe pas, ça se mange", je voyage beaucoup ; j'ai la chance de rencontrer des vigneron(ne)s, restaurateur(rice)s, fromager(ère)s, apiculteur(rice)s, confiturier(ère)s, passionnés par leur métier. Séduit par leur honnêteté et leur volonté de maintenir les traditions françaises de qualité, j'aimerais vous les présenter.


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Jérôme Spruytte, le résistant du pont-l'évêque

Fromager
S’il ne devait en rester qu’un il serait celui là, le plus honnête et le plus rigoureux des pont l’évêque fermiers. Depuis trois générations, chez les Spruytte, on fabrique du Pont-l’évêque dans la même ferme, avec le lait des descendantes du même troupeau de Normandes.
Depuis le Moyen Age où on trouve sa trace dans « le Roman de la Rose » sous le nom d’« angelon » ou « angelot », le Pont-l’évêque est fabriqué avec du lait à température de sortie du pis.
Ici on est fier d’un travail accompli dans les règles. Fier, digne et modeste de contrôler toute la fabrication. 100 fromages le matin, autant le soir, sans mélange du lait des traites.
Ses soixante dix vaches sont de race Normande, nourries exclusivement à l’herbe et au foin. Il ne mélange pas le lait de la traite du matin avec celui du soir. Ces fromages sont salés à la main par sa femme françoise. 365 jours de présence, à traire, emprésurer, mouler. Pas question de laver, même avec du cidre. 365 jours à tourner les fromages, à les sentir, à changer les d’emballages…
A prouver qu’on peut vivre libre de son travail mais que c’est un engagement.

Pour contacter Jérôme Spruytte, le résistant du pont-l'évêque


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