Les bonnes adresses de Jean-Pierre Coffe
Dans le cadre de l'émission "Ca se bouffe pas, ça se mange", je voyage beaucoup ; j'ai la chance de rencontrer des vigneron(ne)s, restaurateur(rice)s, fromager(ère)s, apiculteur(rice)s, confiturier(ère)s, passionnés par leur métier. Séduit par leur honnêteté et leur volonté de maintenir les traditions françaises de qualité, j'aimerais vous les présenter.
Dans le même département
Olivier Ringot dans l'Aisne, du champignon fait main
MaraîcherVive le beau et bon blond !
Champignonniste de la cinquième génération, Olivier Ringot est le dernier de la lignée. Après lui, c’est fini. Pas demain, mais bientôt.
Ils ne sont plus qu’une poignée en France à exercer ce beau et difficile métier. Sous terre ou dans des galeries moites et froides, dix heures chaque jour à vérifier et à maintenir hygrométrique de l’atmosphère et l’humidité du compost, à surveiller la pousse de ses « Paris », ses bons champignons de couche.
« Les miens sont blonds, et ce sont les meilleurs. Les blancs de l’Est sont trop blancs, trop aqueux. Forcément, avec leurs méthodes hydroponiques (sans terre), il ne reste que de l’eau dans la poêle au moment de la cuisson. Les blonds, y z’ont du goût, forcément, y a que du fumier de cheval d’ensemencé. Et ici, Monsieur, on cueille à la main, pas à la machine ». En voilà une découverte ! Les producteurs de Pologne ou de Biélorussie ne cueillent pas manuellement, mais à la machine. Alors, imaginez les rendements ! A la main, une champignonneuse expérimentée en récolte 180 kilos par jour. La machine, une tonne. « Bien sûr qu’on ne peut pas lutter. Y a pas assez de gens qui peuvent encore faire la différence. Pourtant, ça se remarque un pied sans terre d’un avec de la terre. La terre le protège. Peut-être, mais faut prendre un couteau, nettoyer, alors… ».
Alors ça bouge dans le champignon. Le sylvestre, l’est-il bien encore ? Sait-on précisément où il a été ramassé, et dans quelle région ? « Il en vient de partout. Les pays de l’Est qui inondent les rayons avec leurs couche tout blanc, plein de flotte. Mais voilà maintenant qu’ils nous envahissent avec leurs champignons sauvages ». Sans parler des girolles des sables d’Espagne et du Maroc, des grosses morilles de Turquie. Zut ! Nos champignons de couche sont bons. C’est quand même Olivier de Serres, jardinier d’Henri IV qui, le premier, a réussi à les cultiver. Et après lui, les grognards de l’Empereur, dans les caves sous le Trocadéro.
Réagissons, exigeons le meilleur, du champignon français, le blond d’Olivier Ringot. Cet homme doit finir en beauté. Il le mérite.
Champignonniste de la cinquième génération, Olivier Ringot est le dernier de la lignée. Après lui, c’est fini. Pas demain, mais bientôt.
Ils ne sont plus qu’une poignée en France à exercer ce beau et difficile métier. Sous terre ou dans des galeries moites et froides, dix heures chaque jour à vérifier et à maintenir hygrométrique de l’atmosphère et l’humidité du compost, à surveiller la pousse de ses « Paris », ses bons champignons de couche.
« Les miens sont blonds, et ce sont les meilleurs. Les blancs de l’Est sont trop blancs, trop aqueux. Forcément, avec leurs méthodes hydroponiques (sans terre), il ne reste que de l’eau dans la poêle au moment de la cuisson. Les blonds, y z’ont du goût, forcément, y a que du fumier de cheval d’ensemencé. Et ici, Monsieur, on cueille à la main, pas à la machine ». En voilà une découverte ! Les producteurs de Pologne ou de Biélorussie ne cueillent pas manuellement, mais à la machine. Alors, imaginez les rendements ! A la main, une champignonneuse expérimentée en récolte 180 kilos par jour. La machine, une tonne. « Bien sûr qu’on ne peut pas lutter. Y a pas assez de gens qui peuvent encore faire la différence. Pourtant, ça se remarque un pied sans terre d’un avec de la terre. La terre le protège. Peut-être, mais faut prendre un couteau, nettoyer, alors… ».
Alors ça bouge dans le champignon. Le sylvestre, l’est-il bien encore ? Sait-on précisément où il a été ramassé, et dans quelle région ? « Il en vient de partout. Les pays de l’Est qui inondent les rayons avec leurs couche tout blanc, plein de flotte. Mais voilà maintenant qu’ils nous envahissent avec leurs champignons sauvages ». Sans parler des girolles des sables d’Espagne et du Maroc, des grosses morilles de Turquie. Zut ! Nos champignons de couche sont bons. C’est quand même Olivier de Serres, jardinier d’Henri IV qui, le premier, a réussi à les cultiver. Et après lui, les grognards de l’Empereur, dans les caves sous le Trocadéro.
Réagissons, exigeons le meilleur, du champignon français, le blond d’Olivier Ringot. Cet homme doit finir en beauté. Il le mérite.
Pour contacter Olivier Ringot dans l'Aisne, du champignon fait main
- 28 rue Georges Clémenceau
- 02410 - Saint-Gobain
- Téléphone : 0323528040


Retourner à la carte